SHAO Société Historique et Archéologique de l\'Orne

Conférence de Jean-Christophe Ruppé samedi 10 avril 2010 : "1914-1918: "Mourir pour la patrie : l'exemple du canton de Flers"

 
               Conférence de Jean-Christophe Ruppé

                            samedi 10 avril 2010

                
        
       "1914-1918: "Mourir pour la patrie
                    l'exemple du canton de Flers"

Samedi 10 avril dernier, à la salle Baudelaire à Alençon, la SHAO, par l'intermédiaire de son nouveau président Yves Le Noach, accueillait Jean-Christophe Ruppé, jeune professeur d'histoire-géographie, originaire de Flers.
Ce dernier est venu présenter ses recherches concernant Flers et son canton pendant  le premier conflit mondial, recherches qui avait fait l'objet d'une maitrise obtenue en 2008 à l'Université de Caen Basse-Normandie.



  A partir du canton de Flers, l'idée d'exemple a été sous-jacente dans la communication. L'histoire de ce canton n'est qu'un prétexte pour présenter à une échelle plus large ce que fut la guerre et la commémoration de l'immédiat après-guerre. On ne peut étudier le canton sans prendre en compte le contexte local et national.

  Le conférencier du jour a d'abord présenté la question de la mobilisation successive des classes d'âge puis a proposé, tableau après tableau, les lieux des morts des soldats en France et dans d'autres contrées, parfois plus lointaines, preuve que ce conflit était mondial.
  Ensuite, Jean-Christophe Ruppé est revenu sur quelques idées préconçues relatives à la mémorialisation de certaines batailles :
 - relativiser le poids démographique de la bataille de Verdun par rapport à la Belgique et
à la Somme
 - mettre en avant certaines batailles au détriment d'autres, par exemple la bataille de Rembercourt du 07/09/1914, injustement oubliée par rapport à Ethe, le 22/08/1914.
 
  La commémoration d'après-guerre fut le point suivant développé.
 Deux volets furent traités : un premier sur la législation officielle mise  en place par le gouvernement pour honorer officiellement les soldats décédés (loi Mort pour la France, loi sur les monuments aux morts) puis l'application concrète laissées aux communes avec les ajouts, les retraits de noms, voire les oublis volontaires. Des raisons financières ont souvent guidé l'érection des monuments aux morts, pour le moins dans le canton de Flers. 
 Pour conclure, le conférencier posait le problème de la place de la Première Guerre mondiale dans la société actuelle et de celle qu'elle pourrait occuper dans les années à venir.
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11/04/2010
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