SHAO Société Historique et Archéologique de l\'Orne

Conférence d'Alain-Gilles Chaussat, samedi 14 décembre 2013 : La place du sarrasin (Fagopyrum) dans le Domfrontais du XVIIe au XXe siècle

Conférence d'Alain- Gilles Chaussat,

Samedi 14 décembre 2013

La place du sarrasin (Fagopyrum) dans le Domfrontais

du XVIIe au XXe siècle


Pour clore l'année 2013, la SHAO avait convié Alain-Gilles Chaussat,  doctorant à l'Université de Caen, sous la direction de Jean-Marc Moriceau.

Développant une partie de sa thèse, le conférencier a largement dépassé les limites du domfrontais pour présenter cette plante qui su trouver dans ce territoire une exploitation particulièrement importante entre le XVIe et le XXe siècle.

Au final, un exposé riche et bien documenté qui a su captiver l'auditoire.


  

Alain-Gilles Chaussat                             Duo féminin pour présenter le conférencier :

                 la présidente de la SHAO, Odile Leconte (debout) et la secrétaire générale Mélise Wojciechowski

Si le sarrasin est aujourd'hui le symbole d'une identité culinaire bretonne, on oublie qu'il fut jusqu'au début du XXe siècle une denrée importante pour les habitants du bocage normand : la Manche dans son ensemble ou presque, le Virois et une partie du Bessin pour le Calvados et essentiellement le Domfrontais pour le département de l'Orne. Pour cette dernière, les mentions les plus anciennes remontent au XVIe siècle. Néanmoins, c'est au cours des XVIIe et surtout XVIIIe  siècles que le sarrasin ou carabin comme on le nomme dans l'Orne et la Mayenne va devenir la principale culture de cette région aux « terres froides » où le froment ne pousse guère.

L'introduction dans le système agraire de la région va bouleverser les habitudes dans l'agriculture certes, mais également dans la perception des dîmes, les droits de banalités, l'économie locale et les habitudes alimentaires. Crêpe, bouillie et pain de sarrasin vont devenir la  nourriture quotidienne des habitants du bocage normand. En 1709, 1739, 1794, 1812 et 1918 des crises de subsistances importantes vont toucher la France et c'est grâce à cette polygonacée qui n'est pas une céréale que l'on va subsister.

C'est donc l'importance de cette culture et l'impact qu'elle a eu sur la société Domfrontaise durant plus de cinq siècles qu'a proposé de découvrir le conférencier au travers de cette communication présentée dans le cadre des conférences de la SHAO.


      Prochaine conférence : Samedi 11 janvier 2014

     Gérard Bourdin, L'Orne et la Première Guerre mondiale




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15/12/2013
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