SHAO Société Historique et Archéologique de l\'Orne

52e congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie Vernon-Giverny, 18-21 octobre 2017

52e congrès des sociétés historiques et archéologiques

de Normandie

Vernon-Giverny, 18-21 octobre 2017

 

 

Frontières, obstacles, franchissements en Normandie

 

 

Organisé par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie et le Cercle d’études vernonnais (CEV),

avec le concours de la ville de Vernon, de la commune de Giverny, du musée des impressionnismes et du conseil départemental de l’Eure.

 

 

 Franchissement Seine Vernon 1940.jpg

 

 

 

Orientations de recherches et bibliographie

 

 

établies par Jean Baboux, Gérard Gengembre, André Goudeau, Ulysse Louis

et Jean Pouëssel, du Cercle d’études vernonnais (CEV).

 

Introduction

 

Nul n’ignore combien le thème de la frontière est aujourd’hui d’actualité, les événements récents le prouvent amplement. Nombre de travaux des chercheurs en sciences humaines en témoignent, si besoin était. Pour la Normandie, il s’agit d’un thème d’autant plus contemporain que la frontière interne entre Basse et Haute-Normandie vient de disparaître, faisant de la Normandie la seule région à caractère « historique » conservée dans la France continentale. La création même de ces deux entités en 1956 n’était pas purement artificielle car elle prenait en compte des différences socio-économiques et recouvrait certains enjeux en terme de polarisation urbaine.

En dépit d’idées reçues simplificatrices, la notion de frontière garde quelque chose d’incertain. Il existe une gamme immense de limites, plus ou moins marquées, pérennes ou changeantes, visibles ou occultées, anciennes ou récentes. Ainsi, des limites distinguent des quartiers, des terroirs villageois, des circonscriptions de toute nature.

Ne sont pas comprises dans le thème de ce congrès toutes les formes de différence et de discrimination sociale et culturelle, toutes les formes de contact et d’interpénétration inscrites sous ce terme par la littérature scientifique ou militante d’aujourd’hui. Certaines ont d’ailleurs été évoquées dans des congrès précédents, par exemple les oppositions entre les paysages ruraux ou bien la diversité des parcours scolaires et la séparation entre les milieux socioculturels.

Chacune des quatre parties déterminées dans ces orientations de recherches est embrassée dans la longue durée.

 

. James Anderson, Liam O'Dowd, « Borders, Border Regions and Territoriality : Contradictory Meanings, Changing Significance », Regional Studies, 1999, vol. 33, no 7, p. 597-604.

. Étienne Balibar, « Qu'est-ce qu'une frontière? », dans É. Balibar (dir.) La crainte des masses. Politique et philosophie avant et après Marx, Paris, Galilée, 1996, p. 371-380.

. Wilfried von Bredow, Grenzen : eine Geschichte des Zusammenlebens vom Limes bis Schengen, Theiss, Darmstadt, 2014, 192 pages.

. Michel Catala, Dominique Le Page, Jean-Claude Meuret (dir.), Frontières oubliées, frontières retrouvées. Marches et limites anciennes en France et en Europe, Presses universitaires de Rennes, 2012, 430 pages.

. Pavel Donec, Die Grenze. Eine konzeptanalytische Skyzze der Limologie, Königshausen & Neumann, Würzburg, 2014, 128 pages.

. Lucien Febvre, « Frontière », Revue de synthèse historique, 5, juin 1928, p. 31-44.

. Lucien Febvre, « Limites et frontières », Annales ESC, avril-juin 1947, p. 201-207.

. Paul Guichonnet et Claude Raffestin, Géographie des frontières, Paris, PUF, coll. SUP « Le Géographe », n° 13, 1974, 223 pages.

. Wolfgang Kaiser, « Penser la frontière - notions et approches », Histoire des Alpes, Alpengeschichte, 3, éd. Association internationale de l'histoire des Alpes, 1998, p. 63-74.

. Maïté Lafourcade, La Frontière des origines à nos jours, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 1998, 552 pages.

. Daniel Nordman, Frontières de France. De l’espace au territoire. XVIe-XIXe siècle, Paris, Gallimard, 644 pages.

. Christian Pradeau, Jeux et enjeux des frontières, Presses universitaires de Bordeaux, 1993, 366 pages.

. Pierre Toubert, « Frontières et frontière : un objet historique », dans Jean-Michel Poisson (dir.), Castrum 4. Frontière et peuplement dans le monde méditerranéen au Moyen Âge, Rome-Madrid, 1992, p. 9-17.

. Yves Winkin (dir.), Penser la frontière, revue Quaderni, n° 27, automne 1995, 155 pages.

 

 

 

Première partie : la construction d’un territoire.

 

Sont concernées ici les frontières militaires, politiques, administratives, religieuses.

Il s’agira notamment d’examiner comment ce que nous considérons aujourd’hui comme des frontières naturelles a pu varier dans la longue durée, comment la configuration du territoire a pu influer sur la vie des hommes, comment les différentes formes de pouvoir (seigneuriales, ecclésiastiques, royales, républicaines) ont pu établir de nouvelles limites ou les modifier, comment l’administration progressive du territoire a pu aussi tracer un nouveau maillage.

La frontière militaire est la plus anciennement attestée. On ne doit pas imaginer la frontière au Moyen Âge, contrairement aux périodes récentes, sous la forme d’une zone fixe et étroite, et encore moins d’une ligne précise et continue. La frontière s’appuie en effet sur des lieux, sur des points forts isolés, châteaux, forteresses, places tenues par des garnisons. De ces positions clairsemées dépend le plat pays. La frontière est un espace discontinu, sans structure fixe, dissocié par des trouées où passent et repassent les armées. La frontière est le plus souvent perçue comme un territoire dangereux, comme un obstacle, un espace de conflit. Si des recherches ont été réalisées sur les vallées de l’Epte, de l’Avre, de l’Eure, de la Bresle, des approfondissements pourraient être menés sur la Normandie occidentale.

La complexité des emprises féodales, envisagées tant dans leur synchronie que dans leur diachronie jusqu’à la Révolution, peut ouvrir de nouveaux champs d’étude. En revanche, l’analyse des débats sur les délimitations des départements sous la Constituante, déjà bien étudiés, n’est pas souhaitable.

Des frontières délimitent des circonscriptions administratives (généralités, subdélégations…), fiscales (élections), judiciaires (bailliages et vicomtés) ou religieuses (diocèses, paroisses…). Les limites administratives, au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, n’étaient pas toutes incertaines ni approximatives. Certaines présentaient discontinuités, interruptions par des enclaves ; d’autres, nombreuses, étaient linéaires, suivaient un cours d’eau ou étaient bornées par des éléments artificiels. Beaucoup ont traversé les siècles, d’autres ont fluctué, voire disparu.

Les limites administratives n’ont pas cessé d’évoluer, qu’il s’agisse des communes mixtes de l’Orne et de la Mayenne issues des paroisses mi-parties, de certains arrondissements supprimés en 1926, du récent redécoupage des cantons, des fusions de communes (loi NOTRe), des communautés de communes ou d’agglomérations. De même le ressort territorial des tribunaux a changé et nous avons assisté à un partage des zones police et gendarmerie.

Dans le domaine religieux, même si des enclaves existent, la cartographie est possible. Il conviendrait d’étudier notamment la notion de sente jurée, limite entre paroisses et ressorts de dîmage. Les diocèses, à l’origine calqués sur les cités gallo-romaines, ont été l’objet de modifications. Le diocèse du Havre a été constitué en 1974 de paroisses détachées de celui de Rouen. Dans les dernières décennies, de nombreux regroupements de paroisses ont vu le jour.

En conséquence, parmi les sujets envisageables entrant dans ce premier ensemble, énumérés ici dans un ordre chronologique, allant de la Protohistoire à l’Ancien Régime, et thématique, il serait opportun d’étudier en particulier la répartition des peuples gaulois, les fixations de frontière, les traités, les cartes, les marches et mouvances féodales, les châteaux féodaux et fortifications de frontière, les fossés royaux, les limites administratives et religieuses, ainsi que les forêts (la forêt d’Eu, exemple de permanence de frontière provinciale), les cours d’eau (Couesnon, Bresle, Epte, Avre), sans oublier les plans terriers et les relevés cadastraux.

 

. Atlas de la Révolution française, t. V, Le territoire, vol. II, Les limites administratives, Éd. de l’EHESS, 1989, 128 pages.

. Atlas historique de Normandie, tome 1 : Carte des communautés d’habitants, Caen, 1967 ; t. 2 : Institutions, économie, comportements, Caen 1972, 73 pages.

. Guy Arbellot, Jean-Pierre Goubert, Jacques Mallet et Yvette Palazot, Carte des généralités, subdélégations et élections en France à la veille de la Révolution de 1789, Paris, Éd. du CNRS, 1986, 99 pages.

. Julien Bachelier, « Une histoire en Marche : Fougères et la Normandie au Moyen Âge (début XIe - milieu du XIVe siècle) », Revue de l’Avranchin et du pays de Granville, t. 88, 2011, p. 423-529.

. Pierre Bauduin, « Bourgs castraux et frontières en Normandie aux XIe et XIIe siècles : l'exemple du département de l'Eure », Annales littéraires de l'université de Besançon, n° 595, série historique, n° 12, Château et territoires. Limites et mouvances (Actes de la première rencontre d'archéologie et d'histoire en Périgord, Périgueux, 23-25 sept. 1994), Paris, Les Belles-Lettres, 1995, p. 27-42. (Texte consultable en grande partie sur Internet).

. Pierre Bauduin, La première Normandie : Xe-XIe siècles. Sur les frontières de la haute Normandie. Identité et construction d’une principauté, Caen, 2004, 469 pages.

. Andrew Baume, Les châteaux-forts et leur contexte historique dans la région des luttes franco-normandes, 911-1204, mémoire de maîtrise, université de Rouen, 1975.

. Andrew Baume « Le pays de Lyons (Eure) entre Plantagenêts et Capétiens », Cahiers de la société historique et géographique du bassin de l'Epte, n° 52, 2003, p. 41-44.

. Brigitte Beaujard, « Calètes et Véliocasses à l'époque gallo-romaine », Actes du colloque sur les frontières en Gaule, Caesarodunum, 16, 1981, p. 94-107.

. Brigitte Beaujard, « La forêt de Lyons, frontière antique ? », Études normandes, 31e année, 1982, p. 40-50.

. Jean-Jacques Bertaux, Élisabeth Carbonnaux-Lepret, Joseph Decaëns, Jacques Le Maho, Jean-Louis Libourel, Claude Lorren, Jean-Yves Marin, Jacqueline Pilet-Lumière, Élisabeth Zadora-Rio, Les châteaux normands de Guillaume le Conquérant à Richard Cœur de Lion et les châteaux français qui leur font face, catalogue d'une exposition à Guiry-en-Vexin, (31 mars-29 sept. 1996), éd. Musée archéologique départemental du Val-d'Oise, 1996, 109 pages.

. Michel de Boüard, « De la Neustrie carolingienne à la Normandie féodale, continuité ou discontinuité ? », Bulletin of the Institute of Historical Research, XXVIII, 1955, p. 1-14.

. Michel de Boüard, « Le duché de Normandie », Histoire des institutions françaises au Moyen Âge, Ferdinand Lot et Robert Fawtier (dir), t. I, Les institutions seigneuriales, Paris, PUF, 1957, p. 1-34.

. Pierre Bouet, « Le Mont-Saint-Michel entre Bretagne et Normandie de 960 à 1060 », dans Joëlle Quaghebeur et Bernard Merdignac (dir.), Bretons et Normands au Moyen Âge. Rivalités, malentendus, convergences, Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 165-200.

. Henri Bourde de la Rogerie, « La Frontière de la Bretagne et la Normandie près de l'embouchure du Couesnon », Bulletin et mémoires de la société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, bull. 43, 2 1913, p. 299-347.

. Michel Bussi, « Pays, agglomération, quelle recomposition ? », Études normandes, 2002-4.

. René Cintré, « Entre Bretagne et Normandie, les problèmes de la frontière franco-bretonne au XVe siècle », dans Joëlle Quaghebeur et Bernard Merdignac (dir.), Bretons et Normands au Moyen Âge. Rivalités, malentendus, convergences, Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 301-314.

. Elisabeth Deniaux, « Á propos des voies antiques de la Basse-Normandie », Annales de Normandie, 1985, vol. 35, p. 203-208.

. Élisabeth Deniaux, Claude Lorren, Pierre Bauduin, Thomas Jarry, La Normandie avant les Normands, de la conquête romaine à l'arrivée des Vikings, Rennes, éd. Ouest-France université, 2002, 435 pages.

. Sylvie Denys, Danièle Pingué, « La Révolution en Normandie : Haute-Normandie, Basse-Normandie, quelle frontière ? », Études normandes, 1990-1.

. Gilles Deshayes, Bruno Lepeuple et Delphine Théolas, « Les occupations médiévales autour de Gisors (Eure), du haut Moyen Âge à la fortification plantagenêt », dans Marie-Clotilde Lequoy (dir.), Journées archéologiques de Haute-Normandie, Évreux 6-8 mai 2011, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2001, p. 181-202.

. Adolphe de Dion, « Étude sur les châteaux féodaux de la frontière de la Normandie », dans Société française d'archéologie (éd.), Congrès archéologique de France, t. XLII, 1875, p. 352-374.

. Jean-Jacques Dubois, « La forêt d'Eu, un cas de permanence des frontières provinciales », Espace géographique, n° 1, 1974, p. 19-28.

. David Fiasson, « "Tenir frontiere contre les Engloiz". Ravitaillement, communication et financement de la défense du Mont-Saint-Michel (1417-1450) », dans colloque La guerre en Normandie (XIe-XVe siècle), 30 sept.-3 oct. 2015 : centre culturel international de Cerisy-la-Salle. (Á paraître).

. Antoine Follain, « Les juridictions subalternes, sièges et ressorts des bailliages et vicomtés en Normandie sous l’Ancien Régime », Annales de Normandie, 47, 3, 1997, p. 211-226.

. Frontières et limites de 1610 à nos jours, Actes du 101e congrès national des sociétés savantes, Lille, 1976, Histoire moderne et contemporaine, t. I, Paris, Bibliothèque nationale, 1978, 328 pages.

. Ghislain et Lionel Gaudefroy, « L'énigme du fossé du roi, section d'une ligne de défense ceinturant le duché de Normandie ? », Cahiers de la société historique et géographique du bassin de l'Epte, n° 35, 1995, p. 30-61.

. Bernard Guenée, « Des limites féodales aux frontières politiques », dans Les lieux de mémoire. Vol. 1 : La Nation, Pierre Nora (dir.), Paris, Gallimard, 1997, p. 11-33.

. Louis Guinet, Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie, Caen, 1967, 119 pages.

. Bernard Jouaux, « Les fossés-le-Roi », dans Cahiers Percherons, n° 58, 1978, Châteaux-forts et guerres au Moyen Âge, p. 6-8.

. Simone Lefèvre, « La défense de la frontière normande et l'aménagement de la forêt d'Yveline par les seigneurs de Montfort », dans La Lorraine : études archéologiques, (Actes du 103e congrès national des sociétés savantes, Nancy-Metz, 1978, section d'archéologie et d'étude de l'art), Paris, Bibliothèque nationale, 1980, p. 193-203.

. Jean-François Lemarignier, Recherches sur l'hommage en marche et les frontières féodales, Lille, Bibliothèque universitaire, 1945, 191 pages.

. Astrid Lemoine-Descourtieux, La frontière normande de l'Avre. De la fondation de la Normandie à sa réunion au domaine royal (911-1204), Publication des universités de Rouen et du Havre, 2011, 448 pages.

. Bruno Lepeuple, Les châteaux du Vexin du Xe au milieu du XIIe siècle. Deux conceptions du contrôle territorial, la Normandie face à la France. Thèse soutenue à l'université de Rouen en 2016. (Á paraître).

. Michel Le Pesant, « Gisors et les châteaux de l'Epte », Les Nouvelles de l'Eure, n° 8, p. 1961, p. 17-20.

. Denis Lepla, Les fossés royaux et la notion de marche militaire au sud de l'ancien duché de Normandie : XIe-XIIe siècles, La Chapelle-Montligeon, Éd. Mémoires et cultures, 2006, 224 pages.

. Auguste Le Prévost, « Anciennes divisions territoriales de la Normandie », Mémoires de la Société des Antiquaires, 2, 1837-1839, p. 1-59.

. Andrew William Lewis, « Observations sur la frontière franco-normande », dans Le Roi de France et son royaume autour de l'an mil, Michel Parisse, Xavier Barral et alii (dir.), Actes du colloque Hugues Capet 987-1987, La France de l'an Mil, Paris-Senlis, 22-25 juin 1987, Paris, Picard, 1992, p. 147-154.

. Gérard Louise, La seigneurie de Bellême Xe - XIIe siècles, dévolution des pouvoirs territoriaux et construction d'une seigneurie de frontière aux confins de la Normandie et du Maine à la charnière de l'An mil, Flers, Le Pays bas-normand, 1992-1993, 2 vol. publiés dans Le Pays bas-normand, 1990 (n° 3-4), 432 pages. et 1991
(n° 1-2), 783 pages
.

. Fanny Madeline, Les Plantagenêts et leur empire. Construire un territoire politique, Presses universitaires de Rennes, 2014, 368 pages.

. Cyril Marcigny, « Habitats et occupation du territoire à l'âge de Bronze et au début du premier âge de Fer en Basse-Normandie. Le Hague Dike à Beaumont-Hague », Revue de la Manche, t. 46, fasc. 184, 2004, p. 29-31.

. Cyril Marcigny, « Retour au Hague-Dike : historiographie et nouvelles analyses », Annuaires des cinq départements de la Normandie, 166e congrès, 2009, p. 97-110.

. Florian Mazel, L'Évêque et le territoire. L'invention médiévale de l'espace, Seuil, 2016, 544 pages.

. Jean Mesqui, Les seigneurs d'Ivry, Bréval et Anet aux XIe et XIIe siècles. Châteaux et familles de la frontière normande, Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XLVI, 2010, 413 pages.

. Jean-Claude Meuret, « L'évolution du maillage paroissial et ses rapports avec la fixation de la frontière entre Bretagne, Anjou, Maine et Normandie aux XIe et XIIe siècles. Le cas de Pontorson et de ses environs », Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, t. 89, fasc. 431, juin 2012, p. 204-216.

. Laurence Moal, « Dans le royaume ou en marge ? Les frontières des principautés (XIIIe-XVe siècle) », Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 121-2, 2014, p. 47-81.

. Claude Motte, Isabelle Ségur et Christine Théré, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui, les communes de la France contemporaine 1801-2001,  Paris, éd. de l'INED, 2003, p. 139-145.

. (Xe-XIIe siècle) », Revue d'histoire du droit français et étranger, 41, 1963, p. 545-546.

. Lucien Musset, « Notes sur la frontière normanno-mancelle », Annuaire des cinq départements de Normandie, CXXII, 1964, p. 26-30.

. Lucien Musset, « La région des confluents Seine-Eure-Andelle des temps mérovingiens à l'époque ducale : continuités et choc des invasions », Connaissance de l'Eure, n° 44-45, juillet 1982, p. 18-29.

. Lucien Musset, « La frontière du Vexin », Annuaire des cinq départements de la Normandie, CXXIV, 1966, p. 43-49.

. Lucien Musset, « Aux confins de la Normandie et du pays chartrain. I Peuplement et mise en valeur du plateau de Saint-André. II La frontière normande de l'Eure et de l'Avre », Annuaire des cinq départements de la Normandie (149e congrès Évreux), 1991, p. 81-87.

. Lucien Musset, « Considérations sur la genèse et le tracé des frontières de la Normandie », Nordica et Normannica, 1997, p. 403-413.

. François Neveux, « Les diocèses normands aux XIe et XIIe siècles », dans Les évêques normands du XIe siècle, Pierre Bouet, François Neveux (dir.), Caen, 1995, p.13-18.

. François Neveux, « Normandie et Bretagne : Le destin divergent des deux principautés (XIe-XVe siècle) », dans Joëlle Quaghebeur et Bernard Merdignac (dir.), Bretons et Normands au Moyen Âge. Rivalités, malentendus, convergences, Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 337-375.

. Christian Pilet, « Une création politico-militaire du IVe siècle : la frontière de la Normandie actuelle », Cahiers du GRHIS. Identité et pratiques sociales, n° 13, 2001, Actes du colloque : Conquête, acculturation, identité : des Normands aux Hongrois. Les traces de la conquête, textes présentés et rassemblés par Piroska Nagy, p. 29-43.

. Xavier de Planhol, Géographie historique de la France, Paris, Fayard, 1988, 635 pages.

. Daniel Power, The Norman Frontier in the Twelfth and Early Thirteenth Centuries, Cambridge University Press, 2004, 634 pages.

. René-Norbert Sauvage, « Les limites de la tribu des Viducasses », Bulletin de la société normande d'études préhistoriques, 1905, p. 186-191.

. Léopold Soublin, Le premier vote des Normands, 1789, EMTN Fécamp, 1981, 328 pages. (Délimite les circonscriptions électorales à la veille de la Révolution).

. Kathleen Thompson, Power and Border Lordship in Medieval France : The Country of the Perche, 1000-1226, éd. Royal Historical Society, 2002, 237 pages.

. Éric Van Torhoudt, « La résistance franco-bretonne à l’expansion normande dans le nord-ouest de la Neustrie (924-954) : une marche de Normandie ? », dans Le pouvoir et la foi au Moyen Âge, en Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest, Mélanges à la mémoire du professeur Hubert Guillotel, Joëlle Quaghebeur et Sylvain Soleil (dir.), Presses universitaires de Rennes (Collection « Histoire »), Rennes, 2010, p. 601-617.

. Patrick Toussaint « Fortifications normandes de la vallée de l'Epte » dans Cahiers de la société historique et géographique du bassin de l'Epte, n° spécial sur Gisors, 1997, p. 33-46.

. Jean Yver, « Philippe Auguste et les châteaux normands. La frontière orientale du duché », Bulletin de la société des antiquaires de Normandie, t. LIX, 1967-1989, (1), p. 309-348.

 

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Deuxième partie : rivage et littoral.

 

Si la frontière a des origines militaires, elle s’est chargée progressivement d’autres significations, modalités et valeurs. Elle a défini d’autres aménagements et configurations spatiales et de nouvelles formes de l’activité humaine. Il en est ainsi de la frontière maritime. La côte normande est assimilée à une frontière, face à l’Angleterre. La mer est d’ailleurs parfois considérée comme la frontière par excellence.

Précisons que rivage et littoral sont entendus ici en tant que constructions humaines et non comme éléments naturels.

En Normandie, la frontière maritime et étatique fait face à l’« ennemi héréditaire ». La proximité des côtes et des ports anglais entretient durablement la peur d’un débarquement ou d’un bombardement. Débarquements et menaces de débarquements, invasions guerrières font partie du thème. Pourront être évoquées les tentatives anglaises sur Cherbourg (1688), la Hougue (1692), Dieppe et Le Havre (1694), Saint-Jean-le-Thomas (1703), Landemer (1757)…

La défense du littoral, de la Bresle au Couesnon, sur près de 600 kilomètres, était malaisée à établir. L’attention se portera entre autres sur la surveillance et la mise en défense des côtes, sur la protection des navires marchands et des barques de pêcheurs, sur la milice garde-côtes et son recrutement, sur le service du guet.

La protection côtière implique aussi la construction de fortifications, depuis au moins Vauban jusqu’au Mur de l’Atlantique, aujourd’hui objet d’une mise en valeur touristique. Il serait souhaitable d’étudier également la zone interdite sous l’Occupation.

Il faudrait aussi s’intéresser aux rapports avec les îles anglo-normandes, aux terres découvertes à marée basse (l’estran), aux récoltes de varech et de tangue, aux épaves et aux naufrageurs.

Entrent donc dans cet ensemble les relations avec les îles, les obstacles naturels (écueils) et leurs dangers (naufrages), les questions relatives aux différents modes d’appropriation du littoral, comme les digues, jetées, quais ou estacades, les phares, feux, sémaphores et balises, le contrôle des côtes, le chemin des douaniers, les ports militaires et artificiels, les débarquements. De même sont concernés les thèmes liés au droit maritime et à l’identité maritime.

 

. Patrick Bailbé, Anne-Marie Bergeret-Gourbin, Michèle Chartrain, Phares et feux des côtes normandes, catalogue d'une exposition (1er juin-30 juil. 2002) réalisé par les villes d'Honfleur et de Granville, le musée Eugène-Boudin d'Honfleur et le musée du Vieux Granville, édit. ville d'Honfleur, 2002, 207 pages.

. Yves Barde, La muraille de Normandie, Le mur de l'Atlantique de Cherbourg au Havre, éd. Cidedis, 2003.

. Éric Barré, « Un aspect de la défense maritime du Cotentin au Moyen Âge, la mise en place du guet de la mer », dans Les Normands et la mer, Actes du 25e congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie en octobre 1990, 1995, p. 224-227.

. Éric Barré, « La défense du Cotentin au Bas-Empire », Revue de la Manche, juillet 1991, p. 16-18.

. Éric Barré, « Le droit maritime médiéval en Normandie », Annales de Normandie, 47, 5,1997, p. 511-536.

. Éric Barré, « Les défenses maritimes des Îles anglo-normandes et du Cotentin du XIIIe au XVe siècle », Revue de la Manche, t. 45, fasc. 178, avril 2003, p. 45-77.

. Philippe BertinBruno Colliot, Le sentier des douaniers en Normandie, éd. Ouest-France, 2007, 143 p.

. Alain Cabantous, Les citoyens du large. Les identités maritimes en France (XVIIe-XIXe siècles), Paris, Aubier, 1995, 279 pages.

. Alain Cabantous, André Lespagnol, Françoise Peron (dir.), Les Français, la terre et la mer, XIIIe-XXe siècles, Paris, Fayard, 2005, 902 pages.

. Thierry Chardon, « Du guet de mer aux milices garde-côtes : la défense du littoral en Normandie à l’époque de la guerre de Sept Ans (1756-1763) », Annales de Normandie, 56, 3, septembre 2006, p. 355-380.

. Alain Chazette, Visions du Mur de l'Atlantique du Havre à Cherbourg, éd. Histoires et fortifications, 2009, 32 pages.

. Alain Chazette, Mur de l'Atlantique : les batteries de côte en Normandie, éd. Histoires et fortifications, 2009, 272 pages.

. Alain Chazette et alii, Atlantikwall Utah Beach : de la baie des Veys à Quineville, éd. Histoires et fortifications, 2012, 80 pages.

. Alain Chazette et alii, Atlantikwall Omaha Beach : de Port-en-Bessin à Grandcamp-Maisy, éd. Histoires et fortifications, 2014, 120 pages.

. Daniel Clary, « La frontière maritime de la Normandie et l'impact régional du tourisme international », Études normandes, 1978-1, p. 39-54.

. André Corvisier, « La défense des côtes de Normandie contre les descentes anglaises pendant la guerre de Sept Ans », dans Les hommes, la guerre et la mort, Economica, 1985, p. 259-288.

. Rémy Desquesnes, Le mur de l'Atlantique en Normandie, éd. Heimdal, 1976, 146 pages.

. Rémy Desquesnes, Atlantikwall et Südwall : la défense allemande sur le littoral français, 1941-1944, thèse de doctorat, 1987, 800 pages.

. Rémy Desquesnes, Le Mur de l'Atlantique du Mont-Saint-Michel au Tréport, éd. Ouest-France, 2004, 144 pages.

. Rémy Desquesnes, L'histoire secrète du mur de l'Atlantique : de l'organisation Todt au débarquement en Normandie, Fécamp, éd. des Falaises, 2003, 215 pages.

. Marius Dujardin, « Histoire de la « cabane Vauban » de Carolles et des autres postes de guet du littoral de l’Avranchin », Bulletin de l’association des Amis du Mont-Saint-Michel, Carolles, 1953, 12 pages.

. Pierre Gouhier, « La Normandie, province-frontière », Annales de Normandie, I, mars 1965, p. 129-133.

. Guillaume Lecuiller, La Route des fortifications en Bretagne et Normandie, les étoiles de Vauban, Éditions du Huitième Jour, 2006, 168 pages.

. Michel Mollat du Jourdin, « Le front de mer », dans Les Lieux de mémoire, t. III, Les France, vol. III, Conflits et partages, 1992, p. 616-671.

. Renaud Morieux, Une mer pour deux royaumes. La Manche, frontière franco-anglaise, XVIIe-XVIIIe siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008, 384 pages.

. Lucien Musset, « Colonisation scandino-anglaise en Normandie », Bulletin de la société des antiquaires de Normandie, LII, 1952-1954, p. 175-177.

. Lucien Musset, « Les ports en Normandie du XIe au XIIIe siècles : esquisse d'une histoire institutionnelle », dans Autour du pouvoir ducal normand, XIe -XIIe siècles, Caen, 1985, p. 113-128.

. David Plouviez, « Contraintes de temps, contraintes d'espace. L'approvisionnement des ports-arsenaux français au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 117, 3, 2010, p. 55-72.

. Jean-Pierre Rihouay, 1758, la dernière occupation de Cherbourg suivi de Saint-Cast : la revanche, Tourlaville, 1994, 150 pages.

. Edmond Thin, Cherbourg, bastion maritime du Cotentin : histoire, témoignage et documents, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1990, 430 pages.

. Edmond Thin, Quand l'ennemi venait de la mer : chronique de deux cents ans de défense côtière en Normandie. Tatihou et la côte de la Hougue (XVIIe - XIXe siècles). Inventaire des fortifications maritimes de la Manche, Saint-Lô, édit. office départemental d'action culturelle, 1992, 349 pages.

. Edmond Thin, Sentinelles de mer en Cotentin : forts, phares, sémaphores et ports de la baie de Veys au Mont-Saint-Michel, Nonant, éd. OREP, 2006, 210 pages.

. Jules Tirard, « Recherches sur les travaux militaires du littoral du Calvados à l'époque gallo-romaine », dans BSAN, 1892, p. 173-191.

. Henri Wallon, Les phares établis sur les côtes maritimes de la Normandie par la chambre de commerce de Rouen et administrés par elle de 1773 à 1791 et leurs transformations au XIXe siècle, édit. Lestringant, 1900, 462 pages.

 

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Troisième partie : franchissements, circulations et restrictions.

 

Cette partie prend d’abord en compte l’idée de frontière économique. Elle implique la protection douanière, le paiement de droits à la périphérie. La frontière est considérée comme une ligne de franchissement, non seulement des hommes en armes, mais aussi des marchandises et des groupes humains. Autant de déplacements nés de circonstances, d’affinités ou de motivations diverses.

Des frontières commerciales et douanières séparent les provinces, créent entre elles des disparités. Fermes du roi, douaniers, troupes de gardes chargées de la défense, de la police fiscale, sont étudiables. À l’intérieur même de la Normandie, il existe des territoires diffus : bassins d’emploi, zones d’achalandage, aires de diffusion des journaux, carte scolaire…

Ce domaine de recherche rassemble toutes les voies de communication terrestres et fluviales, y compris les modes de franchissement ou de traversée, gués, ponts, tunnels. Il comprend aussi le contrôle des marchandises, les péages, octrois, tonlieux, redevances douanières, et leurs transgressions, des trafics à la contrebande, du Blocus continental jusqu’au marché noir pendant la Seconde Guerre mondiale. Sont donc incluses dans cette partie les questions de contrebande : gabelle et faux sauniers, tabac, alcool et autres marchandises. Mais aussi tous les trafics (drogues et autres produits illicites), ainsi que la fraude entre la Hague et les îles anglo-normandes. Est écartée la fraude fiscale.

Les routes d’invasion devront être envisagées selon leurs parcours (grandes invasions, Vikings…), tout comme les migrations (le voyage des huguenots vers le refuge, les émigrés…).

Pour le début du XIXe siècle, les passeports intérieurs, lorsqu’ils sont conservés, constituent une source essentielle pour connaître les voyages et déplacements. Le vagabondage et sa répression font partie du thème.

Les transports de toutes marchandises depuis la côte, chemins sauniers, « chemins tangours »…, trouvent leur place dans cette partie. Il en va de même de la poste, moyen d’information et d’échange, alors que les déplacements étaient encore malaisés, lents et coûteux.

En revanche, les pèlerinages qui ont fait l’objet d’un congrès précédent ne seront pas abordés.

 

. Éric Barré, « Traverser la Seine en aval de Rouen au Moyen Âge », dans Bernard Bodinier (dir.), Sur les routes de Louviers… Voies de communication et moyens de transport de l'Antiquité à nos jours, Actes du 42e congrès organisé par la fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie à Louviers, 18-21 oct. 2007, Collection : Congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, n° 13, Louviers, FSHAN, 2008, p. 249-260.

. John Barzman, « La Normandie immigrée, des Anglais aux "gens du Fleuve" », Hommes et migrations, n° 1273, mai-juin 2008, p. 96-108.

. Marcel Baudot, « Le réseau routier antique du département de l'Eure », Normannia, n° 4, 1932, p. 339-363.

. Philippe Bauduin, Les ponts Bailey, Luneray, éd. Bertout, 2002, 56 pages.

. Alain Becchia, « Voyages et déplacements au début du XIXe siècle ». (Étude des passeports intérieurs conservés à Elbeuf) », Annales de Normandie, 41, 3, 1991, p. 179-215.

. Jean-Pierre Binay et Yvette Petit-Decroix, « Couper les ponts, une stratégie controversée. Les ponts de Seine dans le département de l'Eure pendant la Seconde Guerre mondiale », dans Bernard Bodinier (dir.), Sur la route de Louviers… Voies de communication et moyens de transport de l'Antiquité à nos jours, déjà cité, p. 169-184.

. Hélène Bocard et aliiDe Paris à la mer, la ligne de chemin de fer Paris-Rouen-Le Havre, 2008, 152 pages.

. Didier Boisson, « Le voyage interdit. Les conditions de voyage des huguenots vers le refuge », Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 121-3, 2014, p. 119-130.

. Bernard Briais, Contrebandiers de sel : la vie des faux sauniers au temps de la gabelle, Paris Aubier/Montaigne, 1984, 288 pages.

. Jean-Pierre Derouard, « Fermes du Roy & douanes sur les bords de la Seine à l’aval de Rouen », Cahiers d'histoire des douanes et droits indirects, n° 38, 2010, p.14-20.

. Gabriel Désert, « Le service des Postes en Basse-Normandie au XIXe siècle », Annales de Normandie, 1985, vol. 35, p. 241-260.

. Michel Douesnel, « Les débuts du chemin de fer en Basse-Normandie », Annales de Normandie, 1985, vol. 35, p. 261-272.

. Robert Ducluzeau, La gabelle et la contrebande du sel dans l'Ouest, éd. Geste, 2008, 496 p.

. Madeleine Foisil, « Faux sauniers et gabelous en Basse-Normandie en 1643 », Revue de l'Avranchin, t. LIV, n° 293, déc. 1977, p. 241-254.

. Gérard et Martine Fosse, « La fraude entre la Hague et Aurigny : analyse d'un cahier d'une société de fraudeurs (1869-1872) », dans actes du colloque Ils vivent avec le rivage. Pêche côtière et exploitation du littoral, Éric Barré, Élisabeth Ridel, André Zysberg (dir.), Saint-Vaast-la-Hougue, musée maritime de Tatihou, 29 juin-1er juil. 2000, Caen, éd. CRHQ, 2005, p. 57-66.

. Gérard Fosse, Anne Bonnet, Gérard et Jeannine Vilgrain, « La fraude entre la pointe de la Hague et l'île anglo-normande d'Aurigny. Étude des caches et exemples d'une société de fraudeurs de Saint-Germain-des-Vaux dans le seconde moitié du XIXe siècle », Le Viquet, n° 131, 2001, p. 98-123.

. Gérard Fosse, Cyril Marcigny, Vincent Carpentier, Laurent Juhel, Emmanuel Ghesquière et Gérard Vilgrain, « La fraude entre la pointe de la Hague et l’île d’Aurigny : l’exemple de la cache de fraudeur d’Omonville-la-Petite (Manche) », Bulletin de l’AMARAI, n° 16, 2003, p. 47-55.

. Gérard Fosse, Gérard et Jeannine Vilgrain, « Deux activités liées à la mer dans la Hague du XIXe siècle : l’exploitation du varech et la fraude avec l’île anglo-normande d’Aurigny », dans Projet collectif de recherche « Archéologie, histoire et anthropologie de la presqu’île de la Hague (Manche). Analyse sur la longue durée d’un espace naturel et social cohérent », 2005, p. 117-122.

. Anne-Marie Flambard-Héricher, « La progression des Vikings, des raids et la colonisation », dans Publications de l'université de Rouen, Cahiers du GRHIS, n° 14, 2003, 244 pages.

. Jean-Pierre Fruit, « Migrations en milieu rural péri-urbain », Études normandes, 1985-1, p. 150-159.

. André Goudeau, « La mise en place du droit de passe sous le Directoire : le cas de l'Eure », dans Bernard Bodinier (dir.), Sur la route de Louviers… Voies de communication et moyens de transport de l'Antiquité à nos jours, déjà cité, p. 193-200.

. Emmanuel Hepp, « La contrebande du tabac au XVIIIe siècle », dans Marie-Hélène Bourquin, Aspect de la contrebande au XVIIIe siècle, Travaux et recherches de la faculté de droit et des sciences, p. 39-93.

. Paul Ingouf-Knoker, Fraudes et trafic en Cotentin, Lassy, éd. Paoland Connaissance, 2000, 230 pages.

. Marc Langlet, « La douane à Chausey dans les années trente », Cahiers d'histoire des douanes et droits indirects, n° 46, 2011, p. 24-33.

. Paul Lecacheux, Corsaires et fraudeurs de la Hague au XVIIe siècle, Saint-Lô, imp. Félix Le Tual, 1924, 32 pages.

. Yves Lecouturier, Le marché noir en Normandie, (1939-1944), éd. Ouest-France, 2014, 128 p.

. Jean Legoy, « Les par-dessus bord ou l’émigration clandestine au Havre (1919-1939)  », Cahiers havrais de recherche historique, n° 51, 1992, p.55-74.

. Jean Legoy, « Le franchissement de l'estuaire de la Seine à travers l'histoire », Cahiers havrais de recherche historique, n° 52, 1993, p.1-40.

. Aline Lemonnier-Mercier, « 1756-1759 : la reconstruction de la Romaine, symbole du dynamisme du commerce », Les Cahiers d'histoire des douanes et droits indirects, n° 55, 2014, p. 25-32.

. Jacques Marion, « Le réseau ferroviaire normand », Études normandes, 1990-4.

. Jacques Marion, « Le « TGV normand », rêve ou fantasme ? », Études normandes, 2009-3.

. Silvia Marzagalli, Les boulevards de la fraude. Le négoce maritime et le Blocus continental, 1806-1813, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1999.

. Jean Mesqui, Le pont en France avant le temps des ingénieurs, Paris, Picard, 1986, 303 pages.

. Lucien Musset, et Henry Chanteux, « Essai sur les invasions bretonnes et normandes dans le Maine aux IXe et Xe siècles », Bulletin de la commission historique et archéologique de la Mayenne, n. s. n° 29, oct.déc. 1972, p. 37-59.

. Lucien Musset, « Les problèmes de la colonisation normande sur l'estuaire de la Seine », Annuaire des cinq départements de la Normandie, CXXXVIII, 1980, p. 75-78.

. Lucien Musset, « Participation de Vikings venus des pays celtes à la colonisation scandinave de la Normandie », Cahiers du centre de recherches sur les pays du Nord et du Nord-Ouest, n° 1, 1978, p. 107-117.

. Lucien Musset, « Sur les chemins sauniers de la Normandie médiévale», Annales de Normandie, XXXIII, 1983, p. 175-179.

. Lucien Musset, « Recherches sur le tonlieu en Normandie à l'époque ducale », dans Autour du pouvoir ducal normand, Xe-XIIe siècle, Cahier des Annales de Normandie, n° 17, 1985, p. 61-76.

. Hugues Plaideux, « Quelques aspects de la contrebande maritime à Cherbourg sous la Restauration », dans Les Normands et la mer, Actes du XXVe congrès des sociétés historiques de Normandie (Cherbourg, oct. 1990), éd. Musée maritime de l'île Tatihou, p. 200-207.

. Léon Puiseux, L'émigration normande et la colonisation anglaise de la Normandie au XVe siècle, Caen, 1866.

. Sébastien Richez, « La Poste en Normandie au XIXe siècle, personnels et réseaux », dans Histoire de la Poste. De l'administration à l'entreprise, Muriel Le Roux (dir.), Paris, éd. de la rue d'Ulm, 2002, p. 109-120.

. Serge Rinkel, « Douanes et contrebandes aux îles anglo-normandes », dans Le Viquet, n° 146, 2004, p.   65-72.

. Frédéric Saunier, « Le pont de Tancarville, de l'occasion manquée à l'exploit », Cahiers havrais de recherche historique, n° 68, 2010, p. 55-68.

. Jean-Marie Vallez, « Cartographie des régimes et des circonscriptions des gabelles en Normandie », dans Jean-Claude Hecquet, Le Roi, le Marchand et le Sel, Actes de la table ronde : L'impôt du sel en Europe, XIIIe-XVIIIe siècle, salines royales d'Arc-et-Sénans, 23-25 sept. 1986, éd. Presses universitaires de Lille, 1987, p. 187-200. (L'article comprend un atlas de cartes précises des circonscriptions des gabelles, avec l'indication des paroisses, en Normandie).

. Jean-Marie Vallez, « Circonscriptions et régimes de l'impôt sur le sel en Normandie », dans Recueil d'études offert en hommage au doyen Michel de Boüard, Annales de Normandie, vol. II, 1982, p. 549-565.

. Gustave Vasse, « Épisodes d'histoire locale, 1793 à 1840, après les guerres de la Révolution et de l'Empire, contrebandiers fécampois », Bulletin des Amis du vieux Fécamp et du pays de Caux, n° 5, 1918, p. 13-62.

. Jean-Pierre Watté, « Les relations trans-Manche entre le pays de Caux et la Grande-Bretagne au Néolithique et à l'âge de Bronze », dans Les Normands et la mer, Actes du XXVe congrès des sociétés historiques de Normandie (Cherbourg, oct. 1990), éd. Musée maritime de l'île Tatihou, p. 216-221.

. Les Italiens en Normandie. De l'étranger à l'immigré, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (1998), Cahier des Annales de Normandie, n° 29, 2000, 288 pages.

 

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Quatrième partie : conscience et mémoire de la frontière.

 

Sans recouper les axes de la première partie, nous entendons par là toutes les inscriptions, matérielles ou immatérielles, de la frontière. Sont ainsi comprises les limites linguistiques, toponymiques, hydronymiques (la Seine par exemple), ainsi que les composantes du rapport des hommes à leur environnement historique, géographique et collectif, en tant qu’elles sont déterminées par un sentiment d’appartenance à une communauté, réelle ou imaginaire, ou qu’elles définissent une revendication d’identité ou des pratiques et des relations spécifiques.

N’existe-t-il pas des barrières psychologiques limitant les échanges, les unions, les déplacements à l’intérieur de la Normandie et aux frontières de la région ? En revanche, des liens existent par delà les frontières administratives ; ainsi certaines associations historiques concernent plusieurs régions (ex. : les Amis du Perche).

Se poseront les questions de l’existence de la Normandie et d’une conscience normande, entre mythe et réalité (le Nord mythique). Doivent donc être abordées l’affirmation, l’histoire et l’extension du régionalisme, étant bien entendu que celui-ci sera envisagé selon la problématique de la frontière et de la limite, d’une relation à la constitution d’un espace physique ou mental. Ainsi chaque aspect du régionalisme – politique, culturel, littéraire… – devra être centré sur le thème du congrès.

Y a-t-il des entités politiques particulières sur le territoire ? Des identités revendiquées, abandonnées, reniées ?

Pourront aussi être étudiés, parmi les aspects de ces interrogations, l’éventuelle spécificité d’un paysage normand, la répartition au sein de l’espace urbain et ses représentations, toutes les limites entre langues (langue vulgaire et langue littéraire), parlers et toponymes (la fameuse « ligne Joret »), celles dans lesquelles se distinguent divers types d’habillement et de bâti, celles qui ont séparé catholiques et protestants.

 

. Agence Folléa-Gautier, Atlas des paysages de la Haute-Normandie, création région Haute-Normandie s.d. (Disponible uniquement sur Internet).

. Charles Brisson, « Survivance du patois normand », Études normandes, 1953-1.

. Thierry Bulot, « Les représentations de l’espace urbain à Rouen, parler Rive gauche, parler Rive droite », Études normandes, 1998-1.

. Guy Chartier, « La « ligne Joret » et le département de l’Orne », Annales de Normandie, 53, 2, 2003, p. 113-128.

. Luc Daireaux, Réduire les huguenots : protestants et pouvoirs en Normandie au XVIIe siècle, Paris, lib. Honoré Champion, 2010, 1 120 pages.

. Rémi Dalisson, « La fabrique culturelle d’une petite patrie sous la IIIe République : le cas du Millénaire Normand de 1911 », dans La Fabrique de la Normandie, actes du colloque international organisé à l’université de Rouen en décembre 2011, publiés par Michèle Guéret-Laferté et Nicolas Lenoir, (publications numériques CÉRÉdI), n° 5, 2013, 51 pages. (Disponible uniquement sur Internet).

. Jean Datain, « Aspects du dialecte normand », Études normandes, 1957-1.

. André-Joseph Desnouettes, « Érudition patoise normande en Cotentin », Études normandes, 1960-1.

. François Guillet, Naissance de la Normandie : genèse et épanouissement d'une image régionale en France, 1750-1850, Caen, Annales de Normandie/FSHAN, 2000, 591 pages.

. François Guillet, « Le Nord mythique de la Normandie : des Normands aux Vikings de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la Grande Guerre », Revue du Nord, 87 (360­361), 2005, p. 459-471.

. François Guillet, « L’image de la Normandie : réflexions sur la construction d’une identité territoriale au XXe siècle », Études normandes, 2007-2.

. Charles Joret, « Des caractères et de l’extension du patois normand », Bulletin de la société des Antiquaires de Normandie, Paris, 1883, 211 pages.

. Alain Joubert, « L’autre côté de l’eau : la Seine barrière mentale ?  », Études normandes, 1994-4.

. Beate Langenbruch, « La fabrique de la Normandie médiévale dans quelques bandes dessinées historicisantes », dans La Fabrique de la Normandie, déjà cité. (Disponible uniquement sur Internet).

. Anne-Sophie Lecointre, « L'expression du régionalisme. Les élites et l'idée normande (1715-1789) », dans mémoire de maîtrise, université de Rouen, 1996.

. Jacques Leclerq, « Aux origines du régionalisme normand », dans site Internet Étudier, 2010, 3 p.

. Nicolas Lenoir, « L’identité normande dans les chansons de geste », dans La Fabrique de la Normandie, déjà cité. (Disponible uniquement sur Internet).

. René Lepelley, « Les toponymes gaulois du passage de l’eau en Normandie : Rouen et les autres », Annales de Normandie, 56, 4, 2006, p. 451-461.

. René Lepelley, « Le Réduit romanique ou un domaine linguistique d’oïl-oc en Normandie », Annales de Normandie, no 1–2, 2005, p. 47–68.

. René Lepelley, « Langue vulgaire et langue littéraire en Normandie du XIIe siècle au XVIIe siècle », dans Les dialectes en France au Moyen Âge et aujourd'hui, domaines d'oïl et domaines franco-provincial, Georges Straka (dir.), Paris, éd. Klincksieck, 1972, p. 429-433.

. René Lepelley, La Normandie dialectale, petite encyclopédie des langages et mots régionaux de la province de Normandie et des îles anglo-normandes, Caen, Presses universitaires de Caen, 1999, 175 pages.

. Robert Loriot, La frontière dialectale moderne en Haute-Normandie, Amiens, 1967, 181 pages.

. Albert Nicollet, « La construction d’une identité de la Normandie dans le première moitié du XXe siècle », Études normandes, 2003-1.

. France Poulain, « L'identité normande dans l'Eure », dans Le dire de l'architecture des bâtiments de France. Les essentiels. Connaissances, n° 1, 2012, 2 pages. (Consultable uniquement sur Internet).

. Thierry Rebour, « Parcellaire et habitat rural : l'exemple du contact Vexin normand et pays de Bray », Cahiers de la société historique et géographique du bassin de l'Epte, n° 45, 2000, p. 3-18.

. Michel Roulos, « Du contact pacifique aux contacts violents entre catholiques et réformés en Basse-Normandie », dans Les frontières religieuses en Europe du XVe au XVIIe siècle, Actes du XXXe colloque international d'études humanistes, Alain Ducelier, Janine Garrisson, Robert Sauzet (dir.), éd. université de Tours, Centre d'études supérieures de la Renaissance, 1992, p. 273-281.

. Léopold Sédar Senghor, « La Normandité », Études normandes, 1986-1.

 

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52e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie

 

Vernon - Giverny, 18 au 21 octobre 2017

 

 

 

Frontières, obstacles, franchissements en Normandie

 

 

 

 

 

Proposition de communication

 

 

 

À retourner avant le 20 mars 2017 (délai de rigueur) à la secrétaire générale de la Fédération, Chantal CARPENTIER : fshan@laposte.net

 

 

 

 

 

 

 

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Téléphone : Courriel : 

 

 

 

Société savante ou organisme :

 

 

 

propose de présenter une communication sur le thème suivant :

 

 

 

 

 

RÉSUMÉ :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sources utilisÉes :

 

 

 

 

 

 

 

 



06/11/2016
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